Vous terminez une mission d'intérim et vous vous demandez ce qui vous est dû en plus du salaire ? La prime de fin de mission, officiellement appelée indemnité de fin de mission (IFM), compense la précarité de votre statut. Elle représente une somme non négligeable, souvent oubliée dans les calculs des intérimaires. Voici comment elle fonctionne, comment la calculer et dans quels cas elle n'est pas versée.

En bref

  • La prime de fin de mission, ou IFM, est égale à 10 % de votre rémunération brute totale perçue pendant la mission.
  • Elle est versée par l'entreprise de travail temporaire (ETT), en même temps que votre dernier salaire.
  • Un accord de branche ou d'entreprise peut réduire le taux à 6 %, en échange d'une contrepartie comme une formation.
  • Elle n'est pas due en cas de CDI immédiat, de rupture à votre initiative, de faute grave ou de mission saisonnière.
  • Elle s'ajoute à l'indemnité compensatrice de congés payés (ICCP) et peut être placée sur un compte épargne temps (CET).
  • Elle est imposable et soumise aux cotisations sociales, comme un salaire classique.

Qu'est-ce que la prime de fin de mission en intérim

Instructions de rédaction : Définir l'IFM, son fondement légal (article L1251-32 du Code du travail), son objectif (compenser la précarité du contrat court), et sa base légale de comparaison avec la prime de précarité en CDD (article L1243-8). Citer les entités : Code du travail, ETT, entreprise utilisatrice (EU). Angle : pédagogique, rassurant, orienté droits du salarié.

La prime de fin de mission porte un nom officiel : l'indemnité de fin de mission (IFM). Le Code du travail la définit comme un complément de salaire. Son rôle est simple : compenser la précarité de votre situation d'intérimaire.

L'article L1251-32 du Code du travail encadre ce dispositif. Il s'inspire directement de la prime de précarité versée aux salariés en CDD, prévue à l'article L1243-8.

Cette indemnité est due dès que votre mission a été effective, quelle que soit sa durée. Un contrat signé mais jamais exécuté ne donne droit à rien. C'est votre entreprise de travail temporaire (ETT) qui vous emploie et qui verse cette prime, pas l'entreprise chez qui vous avez travaillé.

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L'entreprise utilisatrice (EU) finance tout de même cette indemnité de manière indirecte. Son montant est intégré dans le coefficient de facturation que l'ETT applique à ses clients.

Depuis le 1er janvier 2021, les contractuels de la fonction publique peuvent aussi toucher une indemnité de fin de contrat équivalente. Elle reste soumise à des conditions strictes : durée de contrat inférieure à un an, rémunération sous un plafond fixé chaque année, et absence de proposition de poste pérenne à l'issue du contrat.

Comment calculer le montant de votre IFM

Instructions de rédaction : Détailler la formule de calcul (10 % de la rémunération brute totale), les éléments inclus (salaire de base, heures supplémentaires, primes) et exclus (frais professionnels), donner un exemple chiffré concret avec un tableau. Mentionner le taux réduit à 6 % en cas d'accord de branche avec contrepartie formation. Mots-clés TF-IDF : rémunération brute totale, cotisations sociales, convention collective.

Le calcul de votre prime de fin de mission repose sur une règle fixe : 10 % de la rémunération totale brute versée pendant toute la durée du contrat, renouvellements inclus.

Cette base de calcul intègre plusieurs éléments de votre rémunération.

ÉlémentInclus dans le calcul de l'IFM
Salaire de base mensuelOui
Majorations pour heures supplémentairesOui
Majorations pour travail de nuitOui
Primes liées à la missionOui
Indemnités kilométriquesNon
Tickets restaurant et frais professionnelsNon

Prenons un exemple concret. Pour une mission d'un mois avec un salaire brut de 2 000 € et une prime de 150 €, la base de calcul atteint 2 150 €. Votre IFM brute s'élève alors à 215 €.

Le taux de 10 % constitue un minimum légal. Une convention collective, un accord de branche étendu ou un accord d'entreprise peut le réduire jusqu'à 6 %. Cette baisse n'est possible qu'en échange d'une contrepartie réelle pour le salarié, le plus souvent un accès facilité à la formation professionnelle.

Sur votre bulletin de paie, l'IFM apparaît toujours en montant brut. Une fois les cotisations sociales déduites, comptez une baisse d'environ 23 % pour obtenir le montant net. Dans notre exemple, l'IFM nette avoisinerait donc 165 €.

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Un point de vigilance : l'IFM entre dans l'assiette de calcul de l'indemnité compensatrice de congés payés. Elle doit donc être calculée avant l'ICCP, et non l'inverse.

Dans quels cas la prime de fin de mission n'est pas due

Instructions de rédaction : Lister exhaustivement les cas d'exclusion prévus par l'article L1251-33 : CDI immédiat, rupture à l'initiative du salarié, faute grave, force majeure, refus de renouvellement prévu au contrat, mission saisonnière, formation ou VAE, CDI intérimaire. Angle : liste à puces claire, ton factuel.

Plusieurs situations excluent le versement de l'indemnité de fin de mission. L'article L1251-33 du Code du travail les liste précisément :

  • Embauche en CDI par l'entreprise utilisatrice, immédiatement à l'issue de la mission.
  • Rupture anticipée du contrat à votre initiative, par exemple une démission.
  • Rupture pour faute grave ou pour force majeure, à l'initiative de l'ETT ou de l'entreprise utilisatrice.
  • Refus d'un renouvellement de mission dont les modalités, notamment la durée, étaient prévues dès l'origine du contrat.
  • Mission à caractère saisonnier.
  • Formation, bilan de compétences ou validation des acquis de l'expérience (VAE) réalisés dans le cadre de la mission.
  • CDI intérimaire : vous êtes employé de façon permanente par l'agence, donc aucune IFM n'est due entre deux missions.

Un cas mérite une attention particulière : si un juge requalifie votre contrat de mission en CDI auprès de l'entreprise cliente, l'IFM reste due ou acquise. La requalification ne vous prive pas de ce droit, elle le confirme.

Si vous hésitez avant de signer un CDI proposé en fin de mission, sachez qu'un délai entre la fin du contrat d'intérim et la prise de poste en CDI permet, dans certains cas, de conserver le bénéfice de l'IFM sur la mission achevée.

Quand et comment est versée votre prime de fin de mission

Instructions de rédaction : Expliquer le calendrier de versement (avec le solde de tout compte), la mention obligatoire sur le bulletin de paie, l'option du compte épargne temps (CET), et le régime fiscal (imposable, prélèvement à la source). Entités : CET, FASTT, prélèvement à la source.

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Votre agence d'intérim verse l'IFM en même temps que votre dernier salaire de mission. Cette somme figure sur une ligne distincte du bulletin de paie, généralement intitulée « indemnité de fin de mission » ou « IFM ».

En cas de missions successives chez le même client, chaque contrat génère sa propre indemnité. Un renouvellement de mission ne remet pas en cause le versement déjà effectué sur la période précédente.

Vous disposez de deux options pour percevoir cette prime :

  • Le versement direct par virement bancaire, avec votre solde de tout compte.
  • Le placement sur un compte épargne temps (CET), si votre agence propose ce dispositif. Vous choisissez librement la part de vos indemnités à épargner, et le déblocage reste possible à tout moment sans frais.

Côté fiscalité, l'IFM est imposable au titre de l'impôt sur le revenu, comme un salaire classique. Elle est également soumise aux cotisations sociales, ainsi qu'à la CSG et à la CRDS. Le prélèvement à la source s'applique directement, au même taux que votre rémunération principale.

Pour vos démarches liées à la mobilité, au logement ou au crédit entre deux missions, le FASTT (Fonds d'action sociale du travail temporaire) propose un accompagnement dédié aux intérimaires.

IFM et autres primes d'intérim : ce qu'il ne faut pas confondre

Instructions de rédaction : Clarifier la différence entre IFM, ICCP et prime de précarité en CDD dans un tableau comparatif. Angle : différenciateur, aide à la compréhension globale du système de rémunération intérimaire.

L'IFM n'est pas la seule compensation financière liée à votre statut d'intérimaire. Elle se distingue de deux autres indemnités souvent confondues.

IndemnitéRôleMontant
IFM (indemnité de fin de mission)Compense la précarité du contrat d'intérim10 % de la rémunération brute totale (6 % possible avec accord)
ICCP (indemnité compensatrice de congés payés)Remplace les congés payés que vous n'avez pas pris10 % de la rémunération brute totale, IFM comprise
Prime de précarité (CDD)Équivalent de l'IFM pour les contrats à durée déterminée10 % de la rémunération brute totale

L'IFM et l'ICCP sont systématiquement versées ensemble, à l'issue de votre contrat de travail temporaire. Elles constituent, avec la flexibilité et la diversité des missions, l'un des principaux avantages financiers du travail temporaire.

En vertu du principe d'égalité de traitement, vous avez droit aux mêmes avantages qu'un salarié en CDI de l'entreprise utilisatrice : titres-restaurant, prime de rendement, jours fériés rémunérés. Ces éléments, s'ils vous sont versés, entrent dans la base de calcul de votre IFM. Vérifiez-les sur votre bulletin de paie avant de valider le montant qui vous est dû.